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Philip Norman, "Les Stones"

Posted By: TimMa
Philip Norman, "Les Stones"

Philip Norman, "Les Stones"
Publisher: Robert Laffont | 2012 | ISBN: 2221134982 | French | EPUB/MOBI/PDF | 547 pages | 2.7/2.4/6.1 Mb

L'histoire des Stones fait partie de la légende du XXe siècle. Ce livre, entièrement remis à jour à l'occasion de leur cinquantième anniversaire, est la biographie la plus complète jamais écrite sur le groupe. Grâce à son talent d'enquêteur et d'écrivain, Philip Norman donne une dimension nouvelle au mythe : la rencontre et les premières tournées sans argent, l'ascension fulgurante des " mauvais garçons " en pleine Beatlemania, les abus de drogues, les scandales et les procès, la mort de Brian Jones, l'enregistrement épique d'Exile on Main St., le contrôle obsessionnel de Jagger sur les affaires du groupe et son divorce avec Jerry Hall, l'apogée des stars multimillionnaires remplissant les plus grands stades, le différend entre les Glimmer Twins après la publication des mémoires de Keith Richards, Life…
C'est en 1981 que j'ai entamé mes recherches pour écrire Les Sternes, juste après la parution de Shout !, biographie que j'avais consacrée aux Beatles. Je n'avais jamais été un grand admirateur des Rolling Stones, loin de là, mais mon travail sur les Beatles m'avait montré à quel point l'histoire des deux groupes était liée. Il a donc paru logique, après les Liverpudliens, de m'attaquer aux Londoniens.
En tant que journaliste, je n'avais interviewé les Stones qu'une seule fois, en 1965, pour un petit quotidien du soir du nord-est de l'Angleterre, quand ils étaient venus se produire au cinéma ABC à Stockton-on-Tees. Ils étaient alors au sommet de leur gloire en Grande-Bretagne, juste après «Satisfaction» ; je m'attendais à tomber sur des hommes des cavernes, mais ils se sont montrés absolument charmants, même avec le péquenot que j'étais. Je me suis d'abord entretenu avec Mick Jagger dans une cage d'escalier glaciale en coulisses (il portait un gros pull de marin blanc et sirotait un Pepsi-Cola à la bouteille ; c'était vraiment une autre époque !), puis avec tous les cinq dans leur loge.
Brian Jones a été le plus amical, il m'a raconté de sa voix douce et courtoise qu'on leur cherchait en permanence des ennuis entre deux concerts, dans les hôtels et les restaurants, sans même qu'ils se soient mal tenus - cela ne viendrait que plus tard… -, mais «juste parce que c'était nous». Quand je leur ai demandé un autographe pour ma soeur, ils se sont tous exécutés, puis Charlie Watts, l'ancien graphiste, a entouré leurs signatures de petits dessins et ajouté «the Rolling Stones» pour qu'il n'y ait pas de confusion possible.
Plus tard, en tant que correspondant itinérant du Sunday Times Magazine, j'ai été amené à écrire sur des légendes du rock, de la soul ou du blues, de Johnny Cash, Bill Haley, les Everly Brothers, les Beach Boys et Fleetwood Mac à James Brown, Little Richards, Stevie Wonder, Diana Ross, Wilson Pickett, B. B. King et Sleepy John Estes - mais jamais un mot sur les Rolling Stones. Il me semblait cjue le sujet avait déjà attiré bien trop d'experts qui leur avaient consacré des lignes et des lignes, pour le magazine Rolling Stone entre autres, nommé en leur honneur.
Pourtant, comme je l'avais précédemment constaté avec les Beatles, ce qui m'est d'abord apparu comme une concurrence écrasante s'est très vite dissipé. La montagne d'articles consacrés aux Stones avait couvert leur mythologie de A à Z. Mais les livres étaient soit des recueils subjectifs de souvenirs d'anciens amis (comme le dealer «Spanish Tony» Sanchez), soit des ragots croustillants destinés aux fans. La véritable biographie d'un groupe qui avait autant contribué à façonner les sixties que l'avaient fait les Beatles, voire plus, et qui, à la surprise générale, s'apprêtait à fêter ses vingt ans d'existence, restait encore à écrire.
Le hasard a voulu qu'au moment de m'embarquer dans ce projet, les Stones ont annoncé une tournée mondiale pour leur vingtième anniversaire, dont le coup d'envoi serait donné au John F. Kennedy Stadium, à Philadelphie, le 25 septembre 1981. Fort de mon statut de collaborateur au Sunday Times (et bénéficiant aussi désormais de la parution de Shout !), j'ai obtenu une accréditation pour en couvrir la partie américaine.
Quand on raconte qu'on a suivi les Rolling Stones en tournée, on voit invariablement miroiter dans les yeux de ses interlocuteurs des images de bacchanales effrénées. En vérité, ce fut l'un des épisodes les plus ardus, frustrants et souvent humiliants de ma carrière. Contrairement à d'autres chroniqueurs qui m'avaient précédé, comme Truman Capote et Terry Southern, je ne faisais pas partie la tournée : je devais me rendre à chaque nouvelle étape par mes propres moyens, et demander mes billets et mon accréditation pour les coulisses auprès de l'attaché de presse américain des Stones, Paul Wasserman.


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