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Arthur Schopenhauer, "De la quadruple racine du principe de la raison suffisante"

Posted By: TimMa
Arthur Schopenhauer, "De la quadruple racine du principe de la raison suffisante"

Arthur Schopenhauer, "De la quadruple racine du principe de la raison suffisante"
e-artnow | 2013 | ISBN: N/A | French | EPUB | 165 pages | 0.3 MB

« Notre conscience connaissante … est divisible uniquement en sujet et objet. Être objet pour le sujet et être notre propre représentation, ou image mentale, sont une seule et même chose. Toutes nos représentations sont des objets pour le sujet, et tous les objets du sujet sont nos représentations. Celles-ci sont l'une à l'autre dans un rapport nécessaire qui est déterminable a priori dans sa forme et, en vertu de cette connexion, rien d'existant et d'indépendant par soi-même, rien de seul et de détaché ne peut devenir un objet pour nous. … Le premier aspect du principe de raison suffisante est celui du devenir, autrement dit la loi de causalité, et ne s'applique qu'aux changements. Ainsi, si la cause est donnée, l'effet doit nécessairement s'ensuivre. Le deuxième aspect est relatif aux concepts ou représentations abstraites qui sont eux-mêmes tirés des représentations de la perception intuitive. Dans ce cas, le principe de raison suffisante stipule qu'étant données certaines prémisses, la conclusion doit suivre. Le troisième aspect du principe s'applique à l'être dans l'espace et le temps et montre que l'existence d'une relation implique forcément l'autre, comme l'égalité des angles d'un triangle implique nécessairement l'égalité de ses côtés et réciproquement. Le quatrième aspect enfin est relatif aux actions, autrement dit la loi de la motivation, qui stipule qu'un cours d'action précis résulte inévitablement d'un caractère donné et d'un motif. »

Quatrième de couverture
" J'ai expliqué en détail dans ma Dissertation sur le principe de raison comment il est la condition de tout objet possible ; c'est-à-dire qu'un objet quelconque est lié nécessairement à d'autres, étant déterminé par eux et les déterminant à son tour. C'est si vrai que toute la réalité des objets, en tant qu'objets qui ne sont rien que des représentations, se réduit à ce rapport de détermination nécessaire et réciproque ; cette réalité est donc tout à fait relative. […] Je suppose en permanence dans le présent ouvrage que tout ce que j'ai écrit dans cette dissertation est connu et présent à l'esprit du lecteur : en effet, si je n'avais déjà exposé ces idées dans cette dissertation, elles auraient ici leur place nécessaire. "