Robert Merle, "Fortune de France", tomes 1 à 13
French | 1994-2004 | 13 EPUB | 7 MB
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Fortune de France est une fresque historique en treize volumes écrite par Robert Merle et parue de 1977 à 2003, année précédant celle de la mort de l'auteur.
Le récit s'étend de 1547 à 1661.
Liste des treize volumes
Fortune de France [détail de l’édition]
En nos vertes années (ISBN 2-259-00457-1)
Paris ma bonne ville (ISBN 2-259-00687-6)
Le Prince que voilà (ISBN 2-259-00929-8)
La Violente Amour (ISBN 2-253-13612-3)
La Pique du jour (ISBN 2-259-01290-6)
La Volte des vertugadins (ISBN 2-87706-108-6)
L'Enfant-Roi (ISBN 2-87706-175-2)
Les Roses de la vie (ISBN 2-7242-9091-7)
Le Lys et la Pourpre (ISBN 2-7441-1554-1)
La Gloire et les Périls (ISBN 2-7441-3209-8)
Complots et Cabales (ISBN 2-7441-5000-2)
Le Glaive et les Amours (ISBN 2-7441-7107-7)
Biographie de l'auteur
Né en 1908 à Tébessa (Algérie), Robert Merle a d'abord été professeur. En 1949, il obtient le prix Goncourt avec Week-end à Zuydcoote. Il a publié depuis de nombreux romans, dont La Mort est mon métier, L'Ile, Malevil, Le Propre de l'homme. Le premier volume de Fortune de France est paru en 1977.
01 Fortune de France De la mort de François Ier en 1547 à l’édit de Nantes en 1599, la France s’enlise dans l’épreuve des guerres de Religion. C’est dans ce pays dévasté, en proie à la misère, au brigandage, à la peste, à la haine, que grandit le jeune Pierre de Siorac, rejeton d’une noble famille périgourdine et huguenote, héros et narrateur du roman.C’est toute une époque qui revit à travers l’histoire des Siorac, avec ses paysans, ses princes, ses hommes d’épée ou d’Église, ses truculences et ses cruautés ; sa langue, aussi, savoureuse, colorée, merveilleusement restituée au lecteur d’aujourd’hui.Époque où peu à peu va naître une exigence de tolérance et de paix, en écho au cri d’indignation et d’espoir de Michel de l?Hospital : « Ne verra-t-on la Fortune de France relevée ? » 02 En nos vertes annees 1563-1567 : quatre années de paix entre catholiques et protestants de France. Paix fragile, mais suffisante pour que Pierre de Siorac, héros de Fortune de France, et son frère Samson soient envoyés par leur père étudier la médecine à Montpellier.Voici nos deux frères huguenots sur les grands chemins du royaume, puis parmi les docteurs et apothicaires de l’Ecole de Médecine fameuse dans toute l’Europe. Dissections nocturnes, sorcellerie, amours de grandes dames ou de ribaudes, fréquentation des athées et des sodomites… Et puis de nouveau la guerre civile, les massacres, la fuite…Roman historique, roman picaresque, En nos vertes années nous fait traverser, au rythme de multiples aventures, une époque où la mort et l’horreur quotidiennes n’empêchent ni la soif de savoir ni cette « gaieté d’esprit » chère à Rabelais, où se marque l’immense vitalité de la Renaissance 03 Paris Ma Bonne Ville En vain Pierre de Siorac s’attarde-t-il au » nid crénelé » de ses aïeux ou dans le Montpellier de ses études de médecine : un duel le contraint de gagner la capitale pour y demander la grâce du roi. Voici donc Paris en 1572. La faveur du protestant Coligny auprès de Charles IX, » l’infâme accouplement » de la catholique Margot avec Henri de Navarre scandalisent l’opinion. La haine entre les deux camps est à son comble. Pierre de Siorac découvre le monde des ruelles, du petit peuple, des ouvrières et des artisans ; et puis le Louvre, les princes, les grandes coquettes » dévergognées « , les soldats et les maîtres d’armes… Jusqu’au terrible matin de la Saint-Barthélemy qui le verra s’échapper de justesse. 04 Le Prince que voila 1572-1588 : années » venteuses et tracasseuses » où catholiques et protestants continuent de s’entredéchirer. Quittant de nouveau son château périgourdin, le huguenot Pierre de Siorac retrouve Paris où il devient le médecin, puis l’agent secret d’Henri III. Mûri, mais non vieilli, Pierre va découvrir, au cours de périlleuses missions, les menaces qui guettent le royaume, à l’heure où l’ambitieux Philippe II d’Espagne arme contre le roi de France le bras du duc de Guise, chef redouté de la Ligue… 05 La Violente Amour L’affrontement fait rage entre ceux qui, comme le très catholique Henri III, désirent faire coexister les deux Églises, et la Ligue, entretenue par l’or espagnol, qui ne rêve que de bûchers. À la mort d’Henri III, la France voit grandir l’étoile du huguenot Henri de Navarre, le futur Henri IV. Pierre de Siorac combat dans son armée avant de redevenir agent secret pour de périlleuses missions dans Paris aux mains de la Ligue… Sur un rythme endiablé, Robert Merle nous mène jusqu’à l’entrée du bon roi dans sa capitale. 06 Merle,Robert-[Fortune de France]La pique du jour Ce n’est pas tout que d’avoir pris le pouvoir : si Henri IV veut » relever la fortune de France « , il doit d’abord affermir son trône et pacifier le royaume. Amant d’une grande dame de la Cour, Pierre de Siorac se voit confier des missions tantôt guerrières, tantôt diplomatiques, souvent secrètes : convoi de fonds ou enquête sur les menées des jésuites… À Rome, il prend part aux subtiles intrigues vaticanes dont l’enjeu est l’absolution du roi ; en Espagne, il voit mourir le dévot Philippe II dans le funèbre décor de l’Escurial… 07 La Volte des vertugadins 1563-1567 : quatre années de paix entre catholiques et protestants de France. Paix fragile, mais suffisante pour que Pierre de Siorac, héros de Fortune de France, et son frère Samson soient envoyés par leur père étudier la médecine à Montpellier.Voici nos deux frères huguenots sur les grands chemins du royaume, puis parmi les docteurs et apothicaires de l’Ecole de Médecine fameuse dans toute l’Europe. Dissections nocturnes, sorcellerie, amours de grandes dames ou de ribaudes, fréquentation des athées et des sodomites… Et puis de nouveau la guerre civile, les massacres, la fuite…Roman historique, roman picaresque, En nos vertes années nous fait traverser, au rythme de multiples aventures, une époque où la mort et l’horreur quotidiennes n’empêchent ni la soif de savoir ni cette « gaieté d’esprit » chère à Rabelais, où se marque l’immense vitalité de la Renaissance. 08 Merle,Robert-[Fortune de France-08]L’Enfant-Roi Henri IV est tombé sous le poignard de Ravaillac. Louis XIII n’a que neuf ans et une mère, Marie de Médicis, qui entend bien conserver le plus longtemps possible, au profit du Florentin Concini, la réalité du pouvoir… Le chevalier Pierre-Emmanuel de Siorac est le témoin des sept années au cours desquelles l’enfant-roi, qu’il sert avec un dévouement absolu, va en secret tisser son réseau, s’initier aux affaires du royaume, jusqu’au coup de force qui lui donnera le trône à quinze ans et demi. 09 Les Roses de la vie « A’steure, je suis roi. » Ainsi le jeune Louis XIII commente-t-il sobrement l’élimination de Concini, le tout-puissant favori de la reine-mère, en ce 24 avril 1617. Il lui faudra cependant mener encore de rudes batailles pour affermir son pouvoir, face à des menaces de toutes sortes : insoumission des Grands, rébellion des Huguenots, incapacité ou corruption des ministres… Pour Pierre-Emmanuel de Siorac, c’est l’heure de la récompense : le voici comte d’Orbieu ; il découvre alors sur ses terres la condition misérable des laboureurs accablés d’impôts, bien loin de la vie brillante et oisive de la Cour. Cependant que monte, irrésistiblement, l’étoile de Richelieu, dont le génie d’homme d’État inquiète jusqu’au roi lui-même. 10 Le lys et la pourpre Avril 1624, octobre 1627. Trois années marquées par de nombreux événements : entrée de Richelieu au Conseil du roi, guerres incessantes contre les huguenots, entreprises galantes du duc de Buckingham auprès de la reine de France… A la cour, les intrigues se multiplient : Anne d’Autriche conspire avec Monsieur, frère du roi, contre son époux. La noblesse insoumise cherche à faire tomber le Cardinal. Exils, geôles, décapitations punissent les rebelles ; le siège de La Rochelle commence. L’Etat royal s’affirme envers et contre tout, à travers la complicité qui se noue peu à peu entre le jeune roi et son ministre. Devenu comte d’Orbieu, Pierre-Emmanuel de Siorac, fidèle agent de Louis XIII, traverse au gré de ses missions les milieux les plus divers : il côtoie courtisans, manants, aubergistes, ribaudes, marins, connaissant autant d’aventures galantes que d’intrigues politiques… Roman au rythme endiablé, tableau d’histoire fidèle et vivant : dans le prolongement de Fortune de France, Robert Merle nous donne un nouveau chef-d’oeuvre. 11 La gloire et les périls La prise de La Rochelle, en 1628, par Louis XIII et Richelieu, fut un événement considérable. Dernier acte des affrontements entre catholiques et huguenots, elle sonna le glas des entreprises anglaises sur le continent. A l’intérieur, elle renforça la royauté et l’Etat, ambition majeure du cardinal- ministre. Le comte d’Orbieu (pierre de Siorac, ami du roi depuis l’enfance de ce dernier) relate à la première personne, dans un français robuste et dru que n’a pas encore épuré l’Académie, ce siège qui dure un an, et dont l’élément clé est la gigantesque digue qui, barrant la baie, interdit tout secours à la ville. Dans les intervalles de missions aussi délicates que périlleuses – l’une l’amène à l’intérieur même de la ville assiégée -, le fidèle serviteur du roi n’oublie pas sort amour pour le gentil sesso. La pensée de Mme de Brezolles peut-elle suffire à conjurer les rencontres bec à bec avec la coquine Perrette ? Le onzième volume – toujours aussi entraînant, aussi riche de personnages et de péripéties – de la saga Fortune de France. 12 Complots et cabales Après le terrible siège de La Rochelle, Louis XIII et Richelieu peuvent espérer en avoir fini avec la rébellion protestante et avoir rétabli la paix dans le royaume. Quant au duc d’Orbieu, ami d’enfance et homme de confiance du roi, il aspire d’autant plus au repos qu’il vient de se marier. Pourtant, les trois années qui suivent vont être celles de tous les dangers : menées des Habsbourg dans la péninsule italienne, agitation endémique des villes du Midi, complots des Grands du royaume, encouragés par le frère du roi Gaston d’Orléans, contre le tout-puissant cardinal… Pire : la reine-mère elle-même intrigue délibérément contre son fils. 13 Fortune de France Le glaive et les amours Les révoltes se multiplient contre Louis XIII et Richelieu, soutenues en secret par le frère du roi et la reine elle-même. En 1631, le maréchal de Marillac et le duc de Montmorency préparent un nouveau complot. Arrêtés, ils seront exécutés l’année suivante. Trente ans plus tard, le 9 mars 1661, le cardinal Mazarin meurt au château de Vincennes. Le lendemain,le jeune Louis XIV, dix-huit ans, réunit les princes, les ducs et ses ministres, pour leur annoncer que désormais il commandera lui-même son État. Entre ces deux dates, que d’événements inattendus, de coups de théâtre, de deuils, de surprises, de troubles, de drames, où la « Fortune de France » a plus de dix fois failli sombrer dans les tempêtes de l’Histoire ! La reprise des hostilités avec l’Espagne, la naissance de Louis Dieudonné, le dauphin que la France attendait, la trahison inouïe de Cinq-Mars, le favori du roi, la mort du grand Cardinal et celle du Roi-Soldat, les terribles émeutes de la Fronde, où l’autorité royale vole en éclats, tout cela donne au duc d’Orbieu, le fils de Pierre de Siorac, héros et porte-parole de Robert Merle, l’occasion de nous enchanter une fois de plus par le récit des orages qu’il a traversés. Le portrait qu’il fait de son père, qui meurt au cours de ce volume,n’est-il pas un peu celui de l’auteur ? « Une joie de vivre qui, maugré les dols et les déceptions, demeurait vivace, la fermeté dans la conduite de mes entreprises, une fidélité adamantine à mon roi, la haine indéracinable des cancans, complots et cabales, et la résolution de n’être jamais chattemite ni chiche face, et qui mieux est, la volonté de considérer avec indulgence mes propres faiblesses et aussi celles d’autrui. »